Le projet national PerfDuB a travaillé à la normalisation des essais permettant de qualifier des formulations de béton performantielles. Pour la plupart de ces essais, une norme a été développée ou mise à jour d’après les travaux effectués au sein du Projet National.

Deux méthodes d’essai ne sont toutefois pas encore au stade de la normalisation et les modes opératoires correspondants sont téléchargeables ci-dessous :

Essai accéléré de réaction sulfatique externe (RSE)

L’objectif est de démontrer que la formulation de béton que l’on souhaite utiliser (mais dérogeant à certains égards aux exigences de l’approche prescriptive) se comporte mieux vis-à-vis de l’essai de performance qu’une formulation répondant aux exigences en termes de moyens à l’approche prescriptive (norme EN 206/CN). Si cette exigence en termes de (meilleure) performance [9] est vérifiée, on considère que cette formule alternative a une durabilité au moins équivalente à celle répondant aux exigences du point de vue de l’approche prescriptive.
Dans le cadre de l’essai de performance pour la réaction sulfatique externe (RSE), deux modes opératoires ont été retenus. Il s’agit d’essais de vieillissement accéléré sur éprouvettes de béton qui consiste en l’immersion dans une solution d’attaque de sulfate de sodium de même nature après une phase de préconditionnement (saturation ou immersion/séchage). Les différents paramètres d’essais ont été choisis de manière à accélérer suffisamment l’attaque pour obtenir un test discriminant sur béton sur une durée de 12 ou 13 semaines.
Deux méthodes sont disponibles pour la détermination de résistance du béton à la réaction sulfatique :

  • Méthode A « Protocole accéléré de RSE par saturation ». Elle est basé sur les travaux de doctorat de S.Messad intitulé « Mise au point d’un essai de vieillissement accéléré de l’attaque sulfatique externe pour l’application du concept de performance équivalente dans le cadre de la norme NF EN 206 » menée au LMDC Toulouse et une série d’études complémentaires.
  • Méthode B « Protocole accéléré de RSE par immersion/séchage ». Cette méthode est inspirée de la norme Suisse SIA 262.
    Le choix entre deux protocoles dépendra de l’équipement disponible dans le laboratoire d’analyse.

Essai accéléré de biodétérioration pour qualifier les matériaux cimentaires destinés à l’assainissement en présence d’hydrogène sulfuré

Dans le cadre de l’essai de performance des matériaux cimentaires en environnement d’assainissement en présence d’hydrogène sulfuré, deux modes opératoires ont été retenus. Il s’agit d’essais de vieillissement accéléré sur éprouvettes de béton qui consistent en l’exposition à une activité biologique sulfo-oxydante. Les différents paramètres d’essais ont été choisis de manière à accélérer suffisamment l’attaque pour obtenir un test discriminant sur béton ou mortier sur une durée de 12 ou 24 semaines.
Deux méthodes sont disponibles pour la détermination de la résistance du béton à la biodétérioration par l’acide sulfurique biogénique, elles diffèrent notamment par la nature de la source de soufre réduit :

  • Méthode 1 « Essai accéléré de biodétérioration en présence d’hydrogène sulfuré (H2S) ». Cette méthode a été initiée au Fraunhofer UMSICHT Oberhausen et est développée à l’Université Gustave Eiffel.
  • Méthode 2 « Essai accéléré de biodétérioration utilisant le tétrathionate (S4O62-) comme source de soufre réduit (BAC Test) ». Cette méthode a été développée à l’INSA Toulouse, au cours de plusieurs travaux.
    Le choix entre deux protocoles dépend de l’équipement disponible dans le laboratoire d’analyse.
    Les protocoles nécessitent l’utilisation d’un consortium microbien dont l’activité sulfo-oxydante doit être vérifiée préalablement à l’essai.